L'Athlétisme à Sidi-bel-Abbès, page 6/8
Souvenirs d'André Amadeuf
Remis en place et fixé à grand renfort de fil de fer, nous rentrâmes en bonne santé à S.B.A. mais perplexes !
Que serait-il arrivé si le capot s’était collé au pare- brise ou s’il avait percuté le taxi qui nous suivait ???
A
partir de ce jour notre entraîneur décida de choisir des taxis en meilleur état. Les résultats sportifs étaient d’un bon niveau, un des Algériens du club fut champion d’Oranie mais je ne me souviens plus si c’était en cross ou sur piste. Après une compétition nous avions droit à un apéritif et dans certains cas d’un repas gratuit dans un restaurant bon marché.
C
es entraînements et compétitions permirent à Désiré Bougrine, Antoine Anton, Jourdan, Navarro et moi-même de devenir champions d’Algérie juniors de cross-country par équipe avec le Collège Moderne de Sidi-Bel-Abbès

E
n 1953 où 54 le club fut dissous et quelques-uns d’entre nous allèrent chercher fortune au S.A.B.A. nouvellement créé par messieurs Michel, Salvatori et peut-être Morin. Ce fut mon cas.

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Pour nous déplacer en compétition et par mesure économique il louait les services d’antiques taxis (Peugeot, traction Citroën Celtaquatre Renault). Deux ou trois à chaque fois. Nous les prenions à la station située devant le mess des officiers Ces vieilles guimbardes suffisantes pour les parcours intra-muros devenaient improbables lorsqu’il fallait aller à Oran ou Mostaganem. Si l’une d’elle tombait en panne nous nous entassions dans celles ou celle qui restait valide !! Une fois en revenant d’Oran dans une vieille Peugeot aux deux phares serrés au milieu de la calandre comme les yeux d’un hibou, nous vîmes vers Oued-Imbert ou les Trembles le capot mal fixé du véhicule se détacher et passer par-dessus la voiture.
Les taxis du mess des officiers, carte postale ancienne