Rober Bounneau :
Mes distractions et mes jeux dans les années 50
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Souvenirs de Sidi-bel-Abbes
La pala :
A l'occasion de nos vacances d'été en métropole à MAUBOURGUET, petite localité des Hautes Pyrénées dont mon père était originaire, j'ai découvert la pala, (un sport basque qui se joue contre un fronton de pelote), et j’ai trouvé le moyen de m’y adonner avec une balle de tennis et une raquette de jokari contre le vaste mur en pignon de l’entreprise NICOLAS qui vendait et réparait des machines agricoles. E
n réalité je jouais en travers d'une petite rue, mais comme elle n’était que rarement fréquentée, j'ai eu tout loisir de m'y donner à fond, en accélérant le rythme, en reprenant les balles de volée.
Comme ce jeu n'intéressait pas mes copains, je n'y ai jamais joué qu'en solitaire, mais j'y ai passé de très bons moments où j'ai pu en toute tranquillité me défouler après le stress du travail scolaire.
J’y disposais à la fois de la boîte à outils de mon grand père (un vilebrequin avec des grosses mèches à bois, un marteau, des ciseaux de charron pour reporter des intervalles, des tenailles), et de celle de mon père, à laquelle je n’avais jusqu’alors pas le droit de toucher, qui comportait entre autres nouveautés pour moi, une chignole à manivelle, car la perceuse électrique n’existait pas encore. Pour satisfaire mon envie de bricoler, mon père allait me chercher de temps à autres des chutes de bois et de contreplaqué chez ALCARAZ le menuisier, avec lesquelles je me construisais des maquettes très rudimentaires de bateaux de guerre, un canon obusier sur roues, ou des armes (pistolet poignard épée, bouclier) .
Dès le début, la rivalité acharnée avec notre voisin Pierre D s’est instaurée, car son père qui était bricoleur et avait un atelier nettement mieux équipé, le conseillait suffisamment pour que ses réalisations soient toujours nettement mieux réussies que les miennes .
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Jeu de jokari et balle de tennis, années 1950
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vilebrequin et mèches, années 1950
Le bricolage :
Au décès de mon grand père maternel qui avait été charron puis commerçant en bois à Oran, j’ai hérité d’un nouveau domaine, le garage qui m’a servi d’atelier.