Rober Bounneau :
Mes distractions et mes jeux dans les années 50
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Souvenirs de Sidi-bel-Abbes
Les cerf-volants :
C'est aux vacances de Pâques qu' il y avait toujours beaucoup de vent.
Mon père m’avait appris à assembler des roseaux fendus dans le sens de la longueur, à relier les sommets de la charpente (en général un hexagone) par une ficelle bien tendue, puis à coller du papier qui servait à recouvrir les livres avec de la colle Rémi. Pour la queue, tout le monde à Bel Abbès utilisait des bouts de chiffons noués, alors que dans mes illustrés, la queue était faite de papillotes de papier nouées sur une ficelle. Comme nous étions plutôt d'humeur pacifique, il suffisait à chacun d'entre nous pour être satisfait, que le sien vole le plus haut, sans chercher pour autant à faire chuter celui des copains

Pour faire autant de bruit que les motards de la police, nous fixions un bout de carton avec une pince à linge sur la tige de soutien du garde boue; ainsi, en frottant sur les rayons, ce bout de carton nous donnait l’illusion d’une pétarade de moteur. Les plus méticuleux d’entre nous se construisaient un pare brise en tendant une feuille de nylon sur une tige fil de fer courbée en deux ; pour « mettre les gaz » ou «  les couper » à volonté ils reliaient le carton bruiteur à une ficelle enroulée sur la poignée droite de leur guidon, ce qui leur permettait de frimer à volonté.
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enfant et cerf-volant à Sidi-bel-Abbès vers 1950
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comment imiter le bruit de la moto avec son vélo
Les vélos sonorisés :
Lorsque nous n’étions pas assez nombreux, nous sortions nos vélos pour tourner autour des pâtés de maisons.