Les cerf-volants :
C'est aux vacances de Pâques qu' il y avait toujours beaucoup de vent.
Mon père m’avait appris à assembler des roseaux fendus dans le sens de la longueur, à relier les sommets de la charpente (en général un hexagone) par une ficelle bien tendue, puis à coller du papier qui servait à recouvrir les livres avec de la colle Rémi. Pour la queue, tout le monde à Bel Abbès utilisait des bouts de chiffons noués, alors que dans mes illustrés, la queue était faite de papillotes de papier nouées sur une ficelle. Comme nous étions plutôt d'humeur pacifique, il suffisait à chacun d'entre nous pour être satisfait, que le sien vole le plus haut, sans chercher pour autant à faire chuter celui des copains