Bienheureux alors celui parmi nous qui pouvait arriver jusqu'au guidon de la mobylette pour s'en saisir vaillamment avec quelques autres chanceux et ne plus s’en séparer jusqu'à la porte de sa classe pour la garer
Sa classe nous semblait être l'ile aux sept merveilles d'où parvenaient à nos oreilles charmées jusque dans nos classes, de belles chansons scolaires bien apprises et comme chantées d'une mélodieuse et même voix. Pourtant les grosses lunettes, le grand béret et le ton de sa voix un peu bougon quelquefois, n'inspirait pas spontanément de la sympathie à son abord ; Mais très vite cette sympathie s'imposait pour devenir une affection contagieuse et réconfortante, surtout pour les élèves qui étaient frustrés par des rapports trop rigides avec les autres maîtres et maîtresses. Nous ne le voyions jamais aller vers les autres instituteurs ou leur parler, même pas à Monsieur SURIOT, c’était un solitaire heureux. Il nous semblait se consacrer exclusivement aux élèves de sa classe et réservait une attention sincère et rassurante aux très nombreux autres élèves qui l'entouraient dans une joyeuse cohue à l'entrée et à la sortie des classes.
D’autres souvenir tout aussi précieux, de celles et ceux auxquels nous devons la gratitude du savoir acquis et de la bonne éducation, notamment la douce Mme PASCAL et son vélo, l’austère Mme BADENS et ses chapeaux, le vieux Mr SOUFI ,