L’odeur des petites crottes, « cagarrutas », dont ce petit monde caprin ne cessait de se délester sans retenue sur son passage et celle, plus forte, dégagée surtout par le bouc, envahissaient l’air ambiant et agressaient quelque peu nos narines.
On s’amusait à imiter le cri caractéristique du bouc à barbichette, « Bê ! Bê ! Bê ! Bê !», en portant la main à la bouche. Il ne cessait de taquiner son harem et cela nous amusait assez.
Gamin, l’esprit d’observation bien aigu, je remarquai que ce mâle entreprenant portait parfois un genre de petit tablier en cuir, noué sur le dos, qui pendait sous son ventre. Apparemment il ne cachait rien de sa virilité. Alors ! Quelle utilité me demandais-je, innocent ?