C’était le cas des Rodriguez, François (1934) et Jean (1938) ; pour nous ce fut toujours Paco et Juanico.
Dans la rue, on reconnaissait les adultes à leur accent andalou beaucoup plus prononcé que celui de nos grands parents, Andalous aussi mais arrivés un demi-siècle plus tôt.
Dans le faubourg, certains, pourtant d’origine hispanique eux-mêmes, les appelaient «Les Espagnols ! ». Curieux non ? Il est vrai qu’à une certaine époque, il valait mieux être Français et, si possible, de longue date. Quelques uns aimaient donc faire la distinction et bien se démarquer. Mais c’était une insignifiante minorité.