Souvenirs de Sidi Bel Abbes
Le Château Perret situé entre la Cité Perret et le faubourg Mâconnais, fût vraiment le complément naturel de l’école Gaston Julia. Les commodités de son architecture et l’espace de ses cours ou jardins furent judicieusement utilisés pour le bien- être des écoliers.
En 1950 le Château Perret fût vendu à la ville de Bel-Abbès.
A partir des années 1952, la cave du château, qui devait faire une bonne centaine de mètres de longueur et 40 de largeur, et qui à l’origine servait de silos à blé, fût utilisée en salle de cinéma pour l’ensemble des écoliers de classes primaires et maternelles, filles et garçons.
Les séances de cinéma avaient lieu les samedi après-midi, et nous les attendions avec un plaisir non dissimulé, car le cinéma public n’était pas vraiment accessible à tous les enfants des quartiers, que nous étions !
Toutes les classes arrivaient guidées par leurs instituteurs ou institutrices, en rang et sans bruit, (lorsque cela était possible). La salle de projection était dans sa longueur partagée en deux, les garçons à gauche et bien sûr les filles à droite.
Les classes maternelles arrivaient d’abord et étaient placées devant l’écran.
Jean-Claude Rodriguez
L’annexe de l’école Gaston Julia au Château Perret 01
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Ensuite venaient les garçons de primaire, des plus petits aux plus grands. Quel bonheur de voir arriver les filles, surtout si nous avions droit au passage à une petite œillade discrète, de la part de celle qui nous faisait soupirer !!!
Pour accéder à la cave alors que nous jouxtions une sorte de fossé qui entourait le Château, nous passions devant une tour qui possédait des meurtrières. L’entrée de la cave était sombre et les ‘’grands’’ profitaient de ce passage pour apeurer ‘’les plus petits’’ leur disant de ne pas lâcher la main de leur camarade, car des enfants que l’on avait jamais retrouvés avaient disparus dans les oubliettes du Château !
La cour du château, nous servait de terrain de sport, course, gymnastique, etc. Nous finissions toujours la séance d’éducation physique par un match de hand ou de foot.
Malheureusement ces matches étaient toujours beaucoup trop courts, et trop rares. Une heure de gym par semaine, pour tous ces gamins, plein de vie !!
Notre moniteur était M. Daouadji, footballeur de l’USMBA surnommé la gazelle. Je le revois dans son survêtement violet de l’époque. Il essayait vainement de nous inculquer les rudiments du foot, car nous avions tendance à courir tous en même temps vers le seul et unique ballon.
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