Au début, Tomas n’ose pas la regarder, ou parfois seulement « de reojo », du coin de l’œil, mais il est très souvent volontaire pour plumer une volaille, ou remplir les bouteilles de vin tiré du tonneau, il peut rôder ainsi du côté des cuisines. ça lui permet d’approcher Isabel et lui faire un brin de conversation. La présence de Dolorès la cuisinière, amoureuse de son frère José, lui facilite la tâche. Les Lambert sont très gentils avec Isabel et la considère un peu comme une fille de la maison. À cette époque, un jeune Espagnol sans argent qui fréquente une fille de colons Français, on le regarde de travers... Mais Isabel est espagnole !