Jean-Marie Hernandez :
In memoriam Noël et Jean Boyer 2/3 |
Souvenirs de Sidi-bel-Abbes
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- il ne pouvait interpréter les deux morceaux à la suite, le temps imparti étant trop court et le curé Mas particulièrement directif par le biais d'une ampoule qui s'allumait avec plus ou moins de véhémence sur la console - "Toccata en si mineur" d'Eugène Gigout, ou la "Fantaisie en Ut " de César Franck. A l'époque de Noël, outre le "Minuit chrétien", l'orgue retentissait des merveilleux Noël français parmi lesquels il faut citer "Joseph est bien marié" de Claude Balbastre, "Noël sur les jeux d'Anches sans tremblant" et "Noël, Grand jeu et Duo" de Louis Claude d'Aquin.
A l'époque où il m'enseignait les rudiments de ce fantastique instrument, son fils Jean se joignait à nous. Autodidacte de talent, son avenir musical ne faisait aucun doute. C'est à cette époque aussi qu'il me permit de le suppléer pour le casuel alors qu'il se rendait en vacances à Toulouse, me permettant de ce fait, de gagner mon premier salaire ! En 1961, il me prépara aux épreuves musicales du baccalauréat : dictée musicale, histoire de la musique, exécution au piano d'une partie du premier mouvement de la "Symphonie pour violon" d'Edouard Lalo suivie d'une pièce de Weber étudiée pour l'occasion. Tournez la page |
Dès lors, les oeuvres qu'il pouvait interpréter étaient hélas limitées s'agissant d'un instrument de type romantique dont les jeux ne permettaient pas l'exécution d'un vaste répertoire. C'est ainsi qu'à l'occasion des grandes fêtes religieuses il nous était permis d'entendre: "Caprice sur les grands jeux" de Louis-Nicolas Clérambault, "Toccata" ou "fugue" en ré mineur BWV565 de Jean Sébastien Bach
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