Ecritures de Sidi-bel-Abbès
Francis Rodriguez :
Négrier, mon faubourg,
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En remontant la rue du soleil,après le garage Abellan et Pastor, se trouvait une belle salle de prières, une fois par semaine, l’abbé Caparros venait parler de religion, c’était un cousin germain de mon oncle Calatayud du village Perrin, il s’exprimait dans un très bon castillan et jouissait d’un certain charisme, nous considérions cela comme un évènement, tous les anciens du quartier assistaient à son homélie d’une grande élévation de pensée dans la langue de Cervantès, la salle était pleine à craquer , la hiérarchie décida de le remplacer par un jeune vicaire et l’auditoire s’évapora complètement, dommage d’arrêter là une si bonne initiative !!!
Il faudrait des pages et des pages pour énumérer et décrire en détail le pittoresque et l’attrait de cette multitude, de cette vie tissée de jeux, de musique et de rires sous le soleil le plus beau, ces quelques lignes ne sont qu’un clin d’oeil aux années bonheur vécues dans ma banlieue. Je suis un enfant de Bel-Abbès mais avant tout celui du faubourg Négrier.
je dirais simplement que c’est dans ce quartier que la mémoire du petit garçon que j’étais enregistra une bonne partie de ce que je sais aujourd’hui, c’est là que se forma ma sensibilité à ce petit monde auquel j’ai la ferme conviction de toujours appartenir.
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fruit du jujubier, le jujube
vue générale vers le faubour Négrier