Notre petit groupe parcourait les rues adjacentes avant l’arrivée de la voiture pour chasser les chiens, afin qu’ils ne se fassent pas prendre, nous devions faire attention, le gardien de la paix veillait et pouvait nous dresser procès verbal. Les marchands ambulants de fruits et légumes sillonnaient le faubourg en poussant quelquefois leur petite charrette à bras, d’autres possédaient un âne pour la tirer. Les ménagères faisaient leurs courses en marchandant les prix, elles profitaient pour papoter et échanger des nouvelles du quartier et de Bel-Abbès, en ce temps là le bouche à oreille fonctionnait mieux que par les journaux, peu lus par les gens modestes .