Ecritures de Sidi-bel-Abbès
Francis Rodriguez : le maréchal-ferrant 1/2
Le jardin public était notre aire de jeux de prédilection , pour nous y rendre depuis le faubourg Négrier , nous empruntions la route des amarnas puis le boulevard de la marne bordé de mûriers dont les feuilles nous servaient à nourrir les vers à soie et les mûres sucrées faisaient notre délice . Les services annexes de la légion se trouvaient sur la droite le long de ce boulevard et nous assistions souvent aux exercices des nouvelles recrues du régiment qui effectuaient leur parcours du combattant , cela nous semblait difficile à accomplir , en les regardant je pensais à la célèbre bande dessinée Garry que nous lisions à l’époque
Accueil / Index Ecritures / page suivante
L‘avenue Théodore Héritier qui menait au faubourg Thiers débutait sur la gauche au bout du boulevard de la Marne , le jardin public s’étendait juste en face , de l’autre coté du carrefour , en diagonale sur la droite , se dressait le cinéma de la légion où nous allions voir et revoir les grands westerns et les films de Martine Carol , nous connaissions le légionnaire qui contrôlait l’entrée et nous rentrions fréquemment sans payer . Le long de l’avenue notre attention était souvent appelée par un ou deux chevaux attachés de chaque coté de la grande porte cochère , aux anneaux fixés en façade de l’atelier du maréchal-ferrant .
tourner la page
Foyer du légionnaire à Sidi-bel-Abbès
Forge Guidou à Sidi-bel-Abbès