Ecritures de Sidi-bel-Abbès
Francis Rodriguez : le camp de vacances 2/3
En embrassant du regard l’étendue de cette claire obscurité qui m’enveloppait , attendri , j’avais envie de chanter quelque chanson qui me serait venue du cœur … il faut avoir vécu à Bel-Abbès pour comprendre l’admirable sérénité de telles nuits . Ce moment merveilleux me faisait oublier notre installation qui était des plus austères , l’encadrement me semblait trop rigide , aussi , avec mon copain Édouard nous décidâmes de nous évader du camp en faisant de l’auto-stop sur la route nationale passant à 200 mètres de là . Un matin , nous longeâmes la lisière de la forêt puis en nous courbant dans les hautes herbes nous nous dirigeâmes vers la route. Nous étions là depuis quelques minutes lorsque nous vîmes arriver les moniteurs , une bonne âme leur avait tout raconté , nous fûmes privés de confiture au petit déjeuner .
Accueil / Index Ecritures / page précédente / page suivante
L’une de nos activités favorites consistait à décoller l’écorce des chênes-lièges puis avec notre canif nous sculptions différents sujets , une coque de bateau ou un fuselage d’avion avec les deux ailes à encastrer….
Dans les environs subsistait une voie romaine pratiquement intacte , c’était pour moi un émerveillement de voir cette route toute pavée avec sur le coté des bornes indicatrices de distance . Je laissais libre court à mon imagination et je voyais un char romain tiré par de splendides chevaux passer à vive allure devant moi .
Plus tard , on construira un centre de vacances en dur avec une piscine , les jeunes eurent la chance d’avoir le confort , mais ils leur manquera le petit côté aventure , celui d’entendre tout près , la nuit , les craquements des arbres et les longs jappements des chacals .
Le retour vers Bel-abbès s’effectua de la même manière qu’à l’aller . Quel bonheur de sentir et de déguster un bon café au lait à la maison !!!
tourner la page
Bureau de postes du Telagh
Colonie de vacances de Bossuet