Sa carriole était en bon état , il faisait cercler les roues chez le charron Louis Pérez, papa de mon camarade de classe Gaby, dont l’atelier était installé au bout de la route des Amarnas, un peu plus haut se trouvait le garage Torregrossa, de l’autre coté de la route s’élevait la villa Garcia aux magnifiques palmiers, je connaissais bien cet endroit , Jean-Pierre, le petit -fils de la propriétaire était un ami d’enfance. A proximité se dressait la célèbre et sulfureuse guinguette ‘’ le chien qui fume ‘’ , drôle de nom , où diable ont-ils été le pêcher !! les époux Cardona géraient cette petite auberge, personnages truculents, sortis tout droit d’un conte de Maupassant ou d’un dessin de Dubout. Les légionnaires qui regagnaient à pied leur ferme, deux kilomètres plus loin, faisaient une dernière halte dans cet estaminet .
En évoquant ces souvenirs, des images se bousculent dans ma tête, des visages , des voix s’accrochent à moi et je sens monter quelques larmes que je ne peux retenir .
‘’Salam Bouazza ’’ .