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Aujourd’hui ,c’est ma première rentrée, j’ai un peu plus de sept ans et n’ai pas fréquenté l’école maternelle car mon père était commis de ferme près des Trembles. L’école ne m’est pas étrangère, je la connais de l’extérieur ,mes grands-parents paternels habitent en face.
Je suis prêt,tout de neuf vêtu avec une petite
blouse noire par-dessus un beau pull de laine tricoté et terminé la veille par ma mère.
Je parle couramment l’espagnol et un peu moins bien le français, comme ma soeur aînée d’ailleurs. Mes parents, bien que nés à SBA, ont conservé l’usage de la langue de Cervantes à la maison jusqu’à la naissance du 3eme enfant (ils en ont eu six). Il faut dire que cette langue maintenait intacts les liens familiaux (Grands-Parents et Arrière...).
Me voilà dans “l’arène”, je découvre la Maîtresse,la classe, je retrouve un copain de la rue qui me dit “ici, il ne faut pas que tu me parles en espagnol” et il me laisse tomber. J’avais vite compris qu’il éprouvait une certaine gêne voire honte à s’exprimer en espagnol. Il en était ainsi à cette époque-là!
La méthode de lecture syllabique me réussit très bien et la combinatoire vite assimilée me transporte vers la lecture courante et expressive .
A Pâques, je lis comme un grand et le passage au CE1 est assuré. La maîtresse est très sévère mais d’une grande efficacité (madame R..). Sur un petit meuble, près du bureau, un bonnet d’âne était prêt à coiffer le ”mauvais élève”.
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François Cazorla : Gaston Julia 1/10
Souvenirs de Sidi Bel Abbes
ecole Gston Julia, entree des garçons