Robert Bounneau : Les émissions de radio de ma jeunesse, 1/7

Souvenirs de Sidi-bel-Abbes

Intérieur bélabbésien en 1960
Dés mon plus jeune âge j’ai été fasciné par l’écran de notre poste TSF de marque Lemouzy sur lequel étaient imprimés les noms d’une multitude de villes européennes, et j’admirais toujours mon père lorsqu’il cherchait une station en faisant patiemment naviguer l’aiguille jusqu’à ce que les parasites, le fading et les sifflements s’estompent, et que les voix des speakers ou les accents de la musique deviennent enfin clairement audibles.
A cette époque où seuls quelques uns de mes copains avaient la télévision, la majorité d’entre nous n’écoutions que le poste familial qui n’était manipulé que par le chef de famille
Pour se tenir au courant des programmes des différentes stations, mon père achetait régulièrement pas loin de la place Carnot, « La semaine radiophonique », qui ne comportait qu’une seule photo sépia en couverture.
Notre « poste de TSF » (c’est ainsi que nous l’appelions à cette époque), se trouvait dans la salle à manger, sur un petit meuble fabriqué par le menuisier M ALCARAZ, et dans lequel étaient rangés les disques de cire de l’ancien gramophone de mes parents , puis les « Microsillons » du tourne disque qui était couplé avec le poste de radio.
Pour améliorer l’écoute, mon père avait acheté une antenne intérieure dite « capte » qui ressemblait à un gros réveil posé sur un socle et autour duquel on pouvait faire pivoter à la main une sorte de cerceau, un peu à la manière d’un goniomètre.
Le résultat n’avait jamais été transcendant mais pour nous, ce que les médecins appellent « l’effet placebo » nous persuadait que l’écoute était meilleure.
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