Il commençait alors à « canarder » tous ces tricheurs du dimanche. On entendait les projectiles s’écraser sur les tôles ondulées, mais on pouvait être sûr aussi que notre « zocato », gaucher, devait parfois faire mouche. On voyait tout à coup ces spectateurs mal éduqués, aux yeux de notre mascotte, se dresser sur leurs jambes et lever les bras au ciel en signe d’armistice. Le public n’en perdait pas une. Les uns applaudissaient, d’autres encourageaient de la voix, mais tous riaient de bon cœur. La solidarité entre chauvins n’était pas un vain mot. Dans chaque tribune, nous en avions d’ailleurs quelques « échantillons » hauts en couleur qui assuraient aussi le spectacle. Le SCBA ne méritait-il pas que l’on perdît un peu la raison durant 90 minutes ?
C’était autrefois, au stade Paul André !