d'après un article non signé du journal Khemia
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Les Sœurs Trinitaires de Sidi-bel-Abbès extrait recomposé du journal Khemia, 2/3
...et dans la classe, on obéissait à son claquoir : debout, assis, à genoux, et cela "spontanément"... car Sœur Théoduline avait dans sa poche la boîte à récompense, remplie de "juliennes" bonbons , dont chancun ou chacune, Jean, Aïcha ou Moïse rêvait de prendre le plus gros...
Elle honora la Légion d'Honneur en la recevant, fêtée en l'Eglise Saint-Vincent par Monseigneur Durand et toutes les autorités ; les barbes rabbiniques , les gandouras des bachagas, les uniformes d'apparât de la légion étaient unis pour la même reconnaissance...On n'avait dans l'affectueuse émotion oublié qu'une chose : la Croix. Un Capitaine, le futur colonel Blachon dégrafa la sienne et l'épingla sur la croix trinitaire de l'impétrante.
Lorsque, pour Sœur Théoduline, vint l'heure du rappel à Jésus, en 1943, la douleur de toute une ville, se doubla de reconnaissance et d'amour filial ; seul un Bossuet aurait été digne de parler d'elle...

Le convoi funèbre était d'une telle longueur que le début du cortège à pieds était déjà au cimetière, quand les restes mortels de Sœur Théoduline sortaient seulement de l'église. El le glas pleurait sur toute la ville...
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