Alimentation en eau, irrigation
à Sidi-bel -Abbès après 1843 2/8
Dès 1849, la commision Prudon fait procéder au drainage des marais vers la Mekerra et au remblayage des parties basses de façon a assurer un écoulement régulier des eaux pluviales. Ces remblais atteignent des hauteurs de 0,40 à 1,20 m. Les soldats creusent plusieurs canaux pour faciliter l'écoulement des eaux plantent une belle pépinière d'arbres de différentes essences. les intervalles compris entre les fossés d'assainissement sont cultivés en jardins. A cette époque, certains marécages proviennent de l'affleurement de la nappe d'eau souterraine. La profondeur des couches aquifères varie de 7 à 8 m au nord de la ville à 0 aux emplacements du marché, du tribunal et du théâtre. La régularisation des canaux d'irrigation permet d'année en année, d'enfermer la ville dans un véritable bouquet de verdure.
A partir de 1854, des primes sont accordées aux agriculteurs pour l'irrigation. Chaque habitation possède un puits et une pompe. Trois pompes publiques à Villebrequin sont aussi établies sur la place du Marché, celle des Quinconces (place Carnot) et près de la justice de paix (photo ci-dessus). Les puits de la partie sud-est de la ville, profonds de 15 à 40 mètres ne fournissent qu'une eau saumâtre.