les Néo-Zélandais et les Indous reprennent l’offensive mais sans succès malgré leur courage. Après un mois d’accalmie, le 11 mai attaque générale sur tout le front : c’est la bataille du Garigliano pour le CEF. Les soldats français défoncent la ligne de défense Gustav, s’y engouffrent, ouvrant sur la plaine du Liri la route de Rome qu’ils occupent le 4 juin avec les Américains. La lutte continue sans relâche et le 3 juillet, le CEF envahit Sienne sans tirer au canon. Trois semaines après le CEF se présente devant Florence… et il est alors relevé par la 8ème armée Britannique qui occupe la ville : encore une belle histoire volée !
Le CEF repart ensuite sur Naples ; il est alors incorporé dans la 1ère armée Française du général De Lattre de Tassigny, débarquera en Provence et se battra jusqu’en Allemagne.
Sur les 120 000 soldats du CEF, 30 000 ont été blessés et 11 000 reposent à jamais dans les cimetières de Venafro et de Rome.
De ces remarquables militaires, le maréchal Kessebring dira plus tard, s’adressant au souverain pontife,
« sans ces diables de Français, jamais nous n’aurions abandonné Rome ».

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Raymond Galipienso

L’épopée du Corps Expéditionnaire Français en Italie, page 2/2

François Galipienzo, né à Sidi-Bel-abbès en 1923. Engagé volontaire pour un an le 16 novembre 1942 dans un Régiment d’Artillerie anti-aérienne, il était loin de se douter qu’il resterait soldat pendant 45 mois. C’est en Algérie qu’il va être préparé pour le débarquement en Italie. Le 30 décembre 1943, partie de Bizerte quelques jours avant, et après une courte escale devant Palerme, une véritable armada arrive dans le port de Naples, avec François sur l’un des navires, sous une pluie battante. Affecté à la 3° DIA, il va participer à la campagne d’Italie comme chauffeur de la Dodge d’un officier.
En ces premiers jours d’hiver de 1944, les soldats découvrent la neige, mais aussi la peur lors des tirs d’artillerie. Ce qui leur semble être des troncs d’arbres couchés dans la neige s’avère être des cadavres gelés de soldats ennemis jonchant le sol. Les Américains se heurtent à Cassino et malgré trois grosses attaques, échouent , y laissant des milliers de soldats ( 1900 en deux jours ). Les 15 février et 15 mars, après des bombardements aériens très intensifs qui détruisent la ville et l’abbaye,