La piscine municipale de Sidi-bel-Abbès dans les années 50. Fermée en hiver, elle ouvrait vers le mois de Mai. On y accédait par le jardin public.On pouvait garer son vélo sans anti-vol devant l'établissement dans un espace aménagé à l'ombre de grands platanes. Les filles allaient à droite (sur la photo), les garçons à gauche. On achetait son ticket au guichet d'entrée puis on longeait le grillage d'enceinte pour accéder au vestiaire féminin ou masculin où un panier métallique nous était remis. Après s'être déshabillés, Les vêtements et chaussures étaient déposés dans le panier que l'on remettait au préposé en échange d'un numéro (voir encadré détail photo perso). L'état général du baigneur était vérifié, pas question de rentrer avec une affection de la peau. Sur cette carte postale, dans le bassin de 25m, le grand plongeoir existe mais il n'y a pas, en bas à droite, le tremplin où les plus doués se lancaient acrobatiquement dans l'eau. J'ai oublié si Bel-Abbès avait un club de natation mais je me souviens de matches de water-polo. Les lycées organisaient une compétition annuelle. les performances bélabésiennes étaient loin de valoir celles de nos voisins oranais, notamment les chronos d'Alain Gotvallès en nage libre (champion de France et meilleur perfomer mondial du 100m ) et des frères Vié-le-sage en brasse. Nous n'avons pas oublié, dans la douceur des matinées d'été, le parfum des pins du théâtre de verdure voisin. Le maître-nageur, décédé dans un accident de travail, devait avoir à l'époque entre vingt et trente ans, Mr Allongue professeur d'éducation physique au lycée Leclerc donnait un coup de main. Cette piscine a beaucoup compté pour les anciens bélabésiens désolés de constater lors de leurs voyages retours que les bassins sont vides (elle a été restaurée et remise en eau en juillet 2007).
Dans l'encadré, on remarque le n°de panier accroché au poignet du baigneur. La jeunesse de l'époque n'était pas très exigeante sur le style et la matière du slip de bain, l'épingle à nourrice et à linge sont là pour pallier à d'éventuelles atteintes à la décence publique.