Il est pour tous
l'Astre de vie...
Fantasque, généreux,
Ses couchers souvent sont somptueux...
J'ai gardé comme un trésor
Le souvenir de mes soleils ardents
Qui, dés midi, chauffent le ciel à blanc,
Fractionnent la lumière dansante,
Pour transformer les paysages
en mirages...
Souvent, revient à moi
Le souvenir d'autres soleils
Durs et froids,
Eclairant d'une lumière bleue
Les étendues glacées
Et les vallons neigeux...
Mais, imperturbable
Le soleil continue sans moi à briller
Sur ces contrées aimées...
décembre 2009
illustration : Théodore Gudin,
le Camp de Staouéli, 1830, musée de l'Armée