Ecritures de Sidi-bel-Abbès
Francis Rodriguez : le chaudron de Monréal,
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Enfin nous entrâmes à Oran , le stade se trouvait dans le faubourg d’Eckmühl sur la route de Misserghin , nous devions passer devant les arènes où se produisaient les grands toreros du moment , Luis Miguel Dominguin et son beau-frère Antonio Ordoñez . Dans cette magnifique enceinte notre champion Marcel Cerdan disputa huit combats . En 1958 ’’ Les Platters’’firent une prestation assez chahutée dans ces arènes , cinq chansons et puis c’est tout , le groupe passa ensuite à Bel-Abbès au théâtre municipal où j’eus le privilège de l’applaudir en savourant les célèbres ’’ only you ’’et ’’ great pretender,’’ . Au bout de cette avenue se dressait le stade Monréal , bâtiment construit en 1946 par Vincent Monréal , parent de Monsieur Lévréro . Le mont Murdjadjo dominait le complexe sportif et derrière s’élevait le sanctuaire de la Patronne d’Oran ‘’ Santa-Cruz ‘’ .
Monsieur Ruiz gara sa voiture sur un terrain vague à proximité du stade, les adultes sortirent l’ensemble des victuailles pour organiser un casse-croûte avant le match . Sur la nappe posée sur l’herbe , différents bocaux furent ouverts , des cornichons , des variantes et des olives , papa coupa quelques morceaux de pain . Nous étions en plein air et cela décupla notre appétit , le jambon cru était fameux , mais je me souviens surtout de la terrine de pâté de foie de porc de la maison’’Ruiz ‘’, un délice , je sens encore , aujourd’hui , le fumet qui me caresse les narines
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Village de Sainte-Barbe-du-Tlelat en Oranie
enveloppe La Senia et Jean-Paul Lacasa
Les arènes d'Oran et ses spectacles prestigieux
La voiture volait sur la route dans un ronflement doux propice à la rêverie , la belle campagne de notre province défilait et captivait mon regard . Après le virage sur la gauche à Sainte-Barbe du Tlélat, nous traversâmes le joli village de Valmy , puis la base aérienne de La Sénia se présenta à nous quelques kilomètres plus loin avec son aéroport civil qui sera notre porte de sortie vers la métropole fin juin 1962 , j’allais retrouver Jean-Paul Lacasa attendant , comme moi , un hypothétique avion .
Oran vue générale avec le mont Murdjado