Les docks c'était également une grande famille, un lieu de vie où se côtoyaient et s'entremêlaient les 3 langues, le français, l'arabe et l'espagnol dans une parfaite harmonie. Mon père travaillant dans l'entreprise, il me fallait filer droit. Pour nous
rendre à la coopérative à bicyclette, nous devions gravir le raidillon de l'usine à gaz, mon père mettait pied à terre, mais c'était l'époque du tour de France et moi je continuais, arc-bouté sur mon vélo, malgré les mises en garde de mon père qui me disait "tu vas casser la chaîne".