Ensuite la fierté d’avoir été sélectionné et d’avoir par la même occasion honoré son quartier d’origine puis de vivre au contact de ceux que l’on applaudissait des gradins, que l’on croisait maintenant dans les vestiaires et qui nous glissaient un petit mot gentil ou une blague amicale..Je n’irai pas jusqu’à dire que le Sporting était une grande famille parce que la concurrence y était trop vive et permanente dès que l’on avançait dans la hiérarchie des catégories, ce caractère s’étant d’ailleurs intensifié avec ce qu’il faut bien appeler la semi-professionnalisation du fonctionnement du club et l’extension du recrutement externe. . Cependant l’esprit de corps y était vif et la solidarité réelle entre les générations. Ce noyau de joueurs ainsi constitué depuis l’âge de 13-14 ans continuait ensuite sa progression au sein
du club non sans subir quelques modifications dans sa constitution initiale en raison du départ regretté de certains partenaires ou de l’arrivée d’éléments nouveaux repérés dans des équipes locales ou de villages environnants. L’effectif global d’une équipe ne dépassait que rarement la quinzaine de joueurs car nous ne jouions qu’à onze et l’absentéisme n’existait pas. Ce qui renforçait évidemment la cohésion du groupe à tel point qu’il y a 5ans nous étions encore, un demi-siècle plus tard, 6 éléments de l’équipe juniors 52/53 (dont 4 des Minimes SCBA et Collège 49/50) avec nos épouses pour partager des vacances hivernales dans les Alpes ou printanières sur la Côte d’azur. Si la finalité du sport n’était que celle-là j’estime qu’elle y trouverait sa justification ! Alors malgré tout Sporting toujours, toujours !