Souvenirs de Sidi-bel-Abbes
Le Sporting tel que nous l'avons connu 3/4 par Jean-Paul de Haro
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responsable de toutes les équipes du club- un groupe d’éducateurs fiables et compétents) un tel potentiel explique à la fois la continuité dans le succès dont se targuait à juste titre notre club, jalousé mais aussi cité en exemple par ses rivaux « Bel-Abbès avait 10 ans d’avance » me disait encore récemment un ancien grand dirigeant oranais. Bien évidemment comme toute association notre club n’était pas épargné par quelques petites « affaires (désaccord de joueurs estimant leur talent mal rétribué – Dirigeants quelque peu mégalomanes prenant des initiatives inopportunes...) sans que celles-ci atteignent la médiatisation à laquelle les temps actuels nous ont habitués. En toutes circonstances il fallait « mantener el tipo » car le SCBA était indiscutablement, avec ses grandes qualités et ses petites tares, un exemple dont la permanence au plus haut niveau
et l’exigence de succès continus rendaient extrêmement difficile pour les jeunes issus du club l’accès puis la stabilisation durable en équipe fanion. C’était tout le paradoxe du Sporting : En une douzaine d’années seuls y sont parvenus Beraguas, Preguezuelos, Abbès, Benyamina (venu de l’USMBA), Martinez El, Macia, Bengamra, Guttierrez, Perlès , Salas, Lacasa et JP Martinez...Plus épisodiquement : Ferraris, Cascalès (venu sans doute trop tard du GCBA), Jorge, Salvador, Degea, Romero, Munoz, José, Gil...et occasionnellement : Gonzalès, Cazorla, Jurado, De Haro, Torrès, Martinez.F, Dellal, Rivera, Bagdad, Lacarne, Gongora...Et combien d’autres joueurs de qualité évidente (Gomez.F, Zouadda, Madrid, Tortosa, Martinez Ind….) n’ont-ils jamais eu la possibilité de s’affirmer au Sporting ! Certains
l’ont d’ailleurs fait dans d’autres clubs d’Oranie ( Ferraris à l’AGSM, Picon excellent gardien de but au GCSaïda, Taddéi au CDJ, Verdu à la PerrégauxGS…) , du Maroc ( Lopez « Thépot » sélectionné chérifien, Marin, Lozano, Martinez, Romero, Rodriguez….) ou de métropole ( Bernard pro au CAParis...)! Il est vrai aussi que la durée du service militaire, la poursuite des études ou la recherche d’une situation professionnelle intéressante ont éloigné de Bel-Abbès une fraction importante de sa jeunesse, surtout pendant la période 54/62. C’est l’occasion de rappeler que la fertilité du « terreau » local de recrutement a toujours été reconnue et brillamment illustrée par le palmarès du club pieusement conservé dans notre mémoire avec en point d’orgue le triomphal succès de 1922, titre de « champion de l’Union Française » acquis face