Robert Bounneau : M. Noël BOYER
mon professeur de violon 2/4
Souvenirs de Sidi-bel-Abbes
« Ce petit a de l'oreille mais il faut savoir que le très faible écartement entre les cordes d'un violon favorise les musiciens qui ont le bout des doigts fins. Or avec ses doigts a bout carré, ça va lui compliquer les choses à moins qu'il ne choisisse le violoncelle, mais il devra alors apprendre la clé de Fa ! »
Comme j'ai maintenu mon choix, j’ai donc commencé mon apprentissage au rythme d'une leçon hebdomadaire à domicile, avec un demi-violon que j’ai du garder trois ou quatre ans jusqu’à ce que je puisse utiliser celui de ma mère.
Mes parents se sont toujours montrés inflexibles sur le respect d'une heure quotidienne de pratique de l'instrument, j'ai fait des progrès assez rapides, bien plus rapides que ceux que j'aurais pu faire s'ils s'étaient contentés de m'inscrire au cours du conservatoire municipal.
Au bout de quelques années j'ai pu travailler des œuvres des grands auteurs classiques et comme l'exercice solitaire sur un instrument n'est pas spécialement gratifiant, un jour M BOYER m'a récompensé en me permettant de pratiquer la musique d'ensemble
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