-Et les concours que nous faisions, si tu nous avais vus, tous alignés à celui qui urinait le plus loin….Ouais, c’était n’ importe quoi Mais qu’est ce qu’on riait….
-Des débiles , nous ? et toi et ta console Nintendo, t’es pas débile avec tes personnages virtuels, sans parler de tes Pokemon...
-Bon, Que puis-je te dire encore...
-On n’ avait pas de télé, mais on se gavait de cinéma le dimanche après midi, des films en noir et blanc, des « cow-boys » en pagaille, des films d’amour sage jusqu'au baiser final, les comiques Bud Abott et Costello, Fernandel.
-Tiens… tu vois, toi, tu rigoles avec "les Ch’tis" et Gad Elmaleh, et bien nous, c’était Fernandel et je te jure, rien qu'en le voyant sur l’affiche, mort de rire nous étions et quand il chantait : "Ignace…Ignace…c’est un petit nom charmant." Pliés en deux nous étions...
-Oui, la couleur est arrivée dans les années 50, Rita Hayworth, les fantasmes je te dis pas, la folie Bardot, plus belle femme du monde, et puis les films sur la révolte de la jeunesse : "L’ équipée sauvage ", les tricheurs, James Dean et sa fureur de vivre...
-T’a raison, on n’avait pas Harry Potter ni Spiderman, pas besoin d’effets spéciaux, nous, pour rêver.
-Suivirent les années ado...le collège, comme toi, mais sans portable, ni MP3 , ni ordinateur, on était studieux enfin ceux qui le voulaient, en revanche nous étions tous volontaires pour chahuter, déconner avec l’ insouciance de nos 16 ans…
-Ah ! je te vois venir, tu veux que je te parle des filles,..ça t’ intéresse hein !…
-Bon, A cette époque les filles étaient inaccessibles, pour draguer pas de tchates, ni textos, notre souci trouver un subterfuge pour se faire remarquer, un regard, un rendez vous, une promenade main dans la main et les étoiles on voyait. Puis les « boum », mais attention sans musique de zoulous ni danses à gesticuler d’une façon ridicule, non,… nous, c’était enlacés, des slows "only you", nos premiers émois quand la poitrine naissante de notre copine effleurait notre torse, puis avec l’aide d’ Elvis Presley nos premiers baisers et si on était très fort tout le bataclan suivait ...
-Qu’ as-tu à rigoler ? tu t’ moques ? -Allez, arrête de poser des questions…
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Souvenirs de Sidi-bel-Abbes
André Martinez : Les rues de ma jeunesse 2/3