Il y a maintenant 1h30, que je m'oblige, faute de mieux, à " suivre les hostilités ".
La chambre est spacieuse et pratique avec ses 3 lits.
Moi j'occupe celui du fond.
Le central, "mur de la honte", nous sert de dépotoir,
Valises et vêtements y sont posés, plus que rangés...C'est une piaule de bonhommes, ça m'fait penser à l'armée.
Lui, mon "coloc", que je ne connaissais que de vue, a choisi le lit près de la porte, à l'autre bout de la pièce,
loin...mais !
à OUI...il faut que je précise ( Car Vousôtres de "Be l'abbes ", je vous connais...pire que "les Vamps"...):
Ce sont ses APNÉES que je compte.
On m'avait dit:
Ne t'inquiète pas ...si tu ronfles un peu...c'est pas grave...ton coloc est mal entendant...et le soir il enlève ses appareils...
Aussi, lorsque, au moment des premières confidences sur l'oreiller, il me fit entrer dans son intimité, en me demandant de l'avertir au matin, lorsque sonnerait son réveil, car lui ne l'entendrait pas... Je fus rassuré.
Je le fus moins, lorsqu'il précisa que le " couvre feu " à 22h30, ce n'était pas pour lui, le couche tard, adepte du petit matin...
Aie! là, je suis mal. Car conformément à mes habitudes, je m'efforce de ne m'endormir...qu'après l'autre ou les autres...
afin de ne pas les perturber.
( le père turbe...et la mère tume.)
Finalement, sans doute fatigué par le trajet en train, 1/4 d'heure après, sans crier gare...( un indice: il a fait l'école des apprentis du CFA)...je parlais tout seul...
L'autre locataire du 201, faisait causette avec Morphée.
Plus de bruit à babord.
petite pointe de respiration timide.