Antoine Alcolea : Bois du lys, délices (Extrait du Forum de Mekerra)
soufle retenu ,puis souffle ténu, puis soufffle continu.
calme, régulier, serein, d'âme en paix, innocente.
Vaguelettes en clapotis, se posant délicatement, comme un baiser, sur la grève d'un lac "l'aimant"...
Mais peu à peu, le vent entra en scène.
Et comme à un cerf volant, auquel il manque de la queue, il vint y apporter sa folie.
Les vagues grossirent et se chamaillèrent, créant le désordre, voulant toutes arriver les premières, elles s'enlaçaient, se surpassaient, se mélangeaient, se combattaient.
Puis , d'un coup, sans crier gare. Calme plat, étal. Silence.
Surpris, je compte ( à retardement)1,2, 3...8.
Le clapotis reprend, bientôt désordonné, puis il sursaute...quelqu'un l'approche. C'est le joueur de flute (celui qui sait appeler les rats)...instrument mal accordé, ya des couacs dans les arpèges, l'orchestre est mal remis, de son aubade dans les vignes, le chef est tout saoulé et libère le basson, et puis c'est la grosse caisse qui entre en pâmoison... soudain le violoncelle qui veut en faire trop, joue d'la contrebasse...Alors le violon alto, qui a envie de vomir, lance un cri suraigu qui fait taire l'assistance.
Re calme plat: 1.2.3.....11....
J'ai poursuivi mon écoute attentive,comme celui qui gravit les pentes de Santa Cruz, avec des torraicos dans les chaussures...
Espérant ainsi être absout, par les nombreuses personnes que j'ai moi même, martyrisées...
Mais finalement, il suffit d'avoir , une vie intérieure riche, pour trouver dans cette expérience des raisons d'espérer...Car il y avait dans cette interprétation involontaire et inopinée, comme un fond de flamenco autochtone, gouleyant en bouche, avec des pointes d'accents toniques, rimant avec déliquescence dans les graves et une certaine forme prosaïque incontestable d'aigus stridents . Quant au vibratoire il est d'une finesse suave...Et surtout de saisir l'occasion, d'écrire ce texte à la ...Pardon!
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21...en voici une qu'elle est longue !
la fois précédente,elle ne faisait que 15
et au début, j'arrivais à peine à 8 !

Il y a maintenant 1h30, que je m'oblige, faute de mieux, à " suivre les hostilités ".
La chambre est spacieuse et pratique avec ses 3 lits.
Moi j'occupe celui du fond.
Le central, "mur de la honte", nous sert de dépotoir,
Valises et vêtements y sont posés, plus que rangés...C'est une piaule de bonhommes, ça m'fait penser à l'armée.
Lui, mon "coloc", que je ne connaissais que de vue, a choisi le lit près de la porte, à l'autre bout de la pièce,
loin...mais !
à OUI...il faut que je précise ( Car Vousôtres de "Be l'abbes ", je vous connais...pire que "les Vamps"...):

Ce sont ses APNÉES que je compte.

On m'avait dit:
Ne t'inquiète pas ...si tu ronfles un peu...c'est pas grave...ton coloc est mal entendant...et le soir il enlève ses appareils...
Aussi, lorsque, au moment des premières confidences sur l'oreiller, il me fit entrer dans son intimité, en me demandant de l'avertir au matin, lorsque sonnerait son réveil, car lui ne l'entendrait pas... Je fus rassuré.
Je le fus moins, lorsqu'il précisa que le " couvre feu " à 22h30, ce n'était pas pour lui, le couche tard, adepte du petit matin...
Aie! là, je suis mal. Car conformément à mes habitudes, je m'efforce de ne m'endormir...qu'après l'autre ou les autres...
afin de ne pas les perturber.
( le père turbe...et la mère tume.)
Finalement, sans doute fatigué par le trajet en train, 1/4 d'heure après, sans crier gare...( un indice: il a fait l'école des apprentis du CFA)...je parlais tout seul...
L'autre locataire du 201, faisait causette avec Morphée.
Plus de bruit à babord.
petite pointe de respiration timide.