Non loin de la briqueterie de M. Leonis, il se construit un établissement du même genre pour le compte de la société anonyme
"La Bel-Abbésienne", fondée au capital de 2.000.000 de francs. On m'a donné sur cet établissement les renseignements suivants : Surface couverte 4950 mètres. Trois travées ayant chacune 111 mètre de long, 8 mètres 50 de large et 2,80 mètres de haut, construit par MM. Tésillet père et fils d’Alais (Gard). Cheminée de 45 mètres de hauteur. Le four a nécessité l’emploi, pour sa construction, de 300000 briques. Son rendement sera de 100 tonnes de produit par 24 heures. Chauffage à la houille. On fera venir très probablement le combustible de Khenadza en raison de son pouvoir calorique. Fabrication en terre ferme, c’est-à-dire sans soumettre les produits à un sillage avant la cuisson. Procédé nouveau dans l’Afrique du Nord.
Les machines pourvues des derniers perfectionnements sortent de la maison Renou frères de Roanne. La force motrice est produite par deux machines à vapeur de 100 chevaux chacune. L’usine sera reliée à la ligne P.L.M. et à la ligne Etat par des embranchements particuliers.
L’administration de la société est assurée dans les conditions suivantes :
Président, M. Edouard Suaudeau, propriétaire viticulteur. Administrateur délégué, directeur technique, M. Malet propriétaire d’une grande tuilerie à Bédarieux. Directeur sur place, M. Chassant. (extrait de Leon Adoue : La ville de Sidi-Bel-Abbes, Ed. René Roidot, 1927)